Vanessa Paradis c'est l'enfer !!!

 

 


Tu demandais hier, mon avis sur le bonheur. L'air de rien voilà que tu t'inquiètes ; la paix te ferait donc peur. Je l'attise cet amour. Les brindilles volètent. Tu n'y vois que du feu. C'est sa vie secrète. Pourtant... pourtant... pourtant...

Olympia (20 Mars 2001)


Nathalie nathalie.coudrault@free.fr

J'aime beaucoup Vanessa, mais quelle ne fût pas ma surprise le soir du 1er concert à l'Olympia de rencontrer des Mordus !!! Dans la queue, j'ai rencontré Taïs, une vrai Fan qui avait pris 3 places
(mardi, vendredi et dimanche). Elle m'a entraîné dans la fosse à un 1 m de la scène. Nous avons attendu plus de deux heures avant de voir Vanessa entrée en scène. Il faisait très chaud et on était un peu compressé. Autour de moi, il y avait vraiment des mordus qui reprenaient toutes les chansons
(moi, je n'en connais que quelques unes). Heureusement que nous étions au milieu car il y avait beaucoup de "grands" (je remercie au passage celui qui m'a laissé passer devant lui) mais je n'ai jamais vu Vanessa aussi près. Dans la fosse, les gens hurlent tellement les chansons que j'avais parfois du mal à entendre la voix de Vanessa. Bref, le show correspond totalement aux différents témoignages précédents, alors, cela m'a un peu gâché la surprise. J'ai quand même passé une agréable soirée avec mes petites "mordues". Toutefois, je reste dubitative par rapport au "fanatisme". Vanessa a sa vie. Elle est très loin de ce que nous vivons tous, au quotidien. Alors, je crois qu'il y a des limites et qu'il ne faut surtout pas que cela empiète sur la notre. Nous devons apprécier cette artiste en tant que telle, mais préservons notre personnalité.


Stéphanie  Ericmoutarde@aol.com

B
onjour,
J'ai assisté hier soir au concert de Vanessa à l'Olympia et je suis un peu sur ma faim je l'avoue...
Je précise que j'ai déjà assisté à un de ses concerts il y a 8 ans et que je l'aime beaucoup; là, j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose, c'était très beau mais j'ai eu l'impression de ne pas retrouver l'intimité de son dernier album; elle a pas mal parlé avec le public pas mal plaisanté mais je l'ai trouvé un peu mal à l'aise.
J'étais au balcon ,il y avait toute sa famille et du people pour la soutenir .C'est un avis comme un autre; cependant, j'ai beaucoup apprécié son spectacle, ses chansons, ses musiciens(bien qu'un peu trop présents parfois!)mais il manque un truc.
Stéphanie


Laurence laurence_tanguy@yahoo.fr :

 Hello,
Parmi toutes les personnalités présentes, il y avait aussi Tristan (alias Stan), le chanteur du groupe Matmatah (dont je suis une très très grande fan). Quelle bonne surprise de le voir à un concert de Vanessa! Je suis allée le voir à la sortie. Je l'ai un peu charrié car ce n'est pas du tout le style de musique qu'il écoute! Il y allait un peu en touriste (pour repérer les lieux car le groupe sera en Juin à
l'Olympia) et il a été très agréablement surpris. Je ne sais pas si c'est pour me faire plaisir, mais il a
trouvé le concert génial. Il m'a dit qu'il ne s'attendait pas à une telle énergie, surtout sur Tandem et Commando. En plus, Stan adore Gainsbourg et les reprises anglaises. Il a vraiment été époustoufflé
par l'interprétation de la miss et par son aisance. Il l'imaginait beaucoup plus timide! Comme toujours, il a été adorable et a posé pour deux photos avec moi. Pour moi, voir mes deux idoles la même soirée, c'était trop le bonheur! Surtout que sur la K7 de mon walkman, il y a toujours Vanessa et... Matmatah. A+
Laurence

Stefan (de Cologne en  Allemagne) :    StKrausse@netcologne.de nous offre des photos de ce premier Olympia!!!

 

Presse

Le Parisien -20 Mars 2001 :
Paradis mûre pour l'Olympia 
Même si son dernier album, « Bliss », n'a pas obtenu le succès escompté, Vanessa Paradis entame, ce soir, un marathon de six jours à l'Olympia à guichets fermés. Des retrouvailles avec la scène qui s'annoncent bien.
RUEIL-MALMAISON (HAUTS-DE-SEINE), LE 15 MARS. Vanessa Paradis s'est échauffée en prévision de sa semaine à l'Olympia. Et elle a convaincu les spectateurs avec une voix, une présence et un registre charmants.  (LP/FREDERIC DUGIT.) 
SON NOUVEL ALBUM « Bliss », sorti en octobre dernier, est retombé dans les classements aussi vite qu'il y était grimpé. A croire que Vanessa Paradis, 28 ans, à force de crier son bonheur conjugal avec Johnny Depp sur tous les toits, a fini par lasser un public davantage friand de drames et de déboires. La béatitude - traduction de « Bliss » en français - ne fait décidément pas vendre et ce
CD (tout de même écoulé à quelque 200 000 exemplaires), qu'elle a en partie écrit et composé, en a fait les frais. Heureusement, Vanessa Paradis - en concert à guichets fermés à partir de ce soir et jusqu'au 25 mars à l'Olympia - se débrouille très bien sur scène. Un registre qu'elle n'avait pourtant pas pratiqué depuis 1993, alors qu'elle n'était encore qu'une Lolita. La jeune femme a mûri. Elle l'a prouvé, le 15 mars dernier, à Rueil-Malmaison dans le cadre du festival Chorus des Hauts-de-Seine. Au-dessus de la scène, trois lustres. Au fond, des étoiles scintillent, baignées par des lumières bleues et rouges. Enfin, elle arrive accompagnée par ses musiciens américains, des professionnels chevronnés qui accompagnent habituellement Elvis Costello. D'emblée, elle commence son récital par « Dans mon café » puis « l'Eau et le vin », deux extraits de son nouvel album. Charmante, elle se déhanche, minaude, esquisse quelques pas de danse qui font parfois penser à Sophie Marceau
dans le film « la Boum »... Au bout d'un quart d'heure, elle reprend le « Walk on the Wild Side » de Lou Reed puis poursuit, très en voix, avec le troublant « Dis-lui toi que je t'aime » que lui avait écrit Serge Gainsbourg. Depuis ses débuts, Vanessa Paradis est ballottée entre
différents auteurs compositeurs. De tous (Etienne Roda- Gil, Lenny Kravitz, Frank Langolff, Didier Golemanas, Alain Bashung, Frank Monnet...), Gainsbourg est certainement celui qui a été le plus inspiré. Pour lui rendre hommage, dix ans après sa mort, elle a interprété, à Rueil, « Requiem pour un con » et « l'Eau à la bouche », suivis d'une version latino de « Joe le taxi », toujours aussi efficace et plébiscitée par un public qui, pourtant, était bien jeune à l'époque. Des reprises, Vanessa Paradis en a fait beaucoup à Rueil-Malmaison : Gainsbourg, bien sûr, un autre titre de Lou Reed («
Waiting for my Man»), Jacques Dutronc (« Fais pas ci fais pas ça ») ou encore une chanson des Zombies, un groupe pop anglais des années soixante. Pourtant, c'est avec un de ses propres morceaux qu'elle a emporté la mise : l'enlevé « Que fait la vie ? », point d'orgue de son
nouvel album et qui, enfin, donnait l'impression que Paradis se retrouvait tout entière.

 

Le Parisen 21 Mars 2001 :

HUIT ANS après, l'effet Vanessa est toujours là. Hier soir, pour sa « première » à l'Olympia, tout le monde y a, à nouveau, succombé. Qu'ils fassent figures de doyens, tels le maître du swing Henri Salvador ou la reine du music-hall, Line Renaud. Qu'ils représentent la fine fleur de notre chanson, du poète Le Forestier à la virtuose Maurane, en passant par la lumineuse Zazie. Qu'ils portent le drapeau de la nouvelle génération aux triomphes périphériques de Tristan, leader des Matmatah, à M, fils de Chedid. Qu'ils apportent même la candeur de vrais champions du monde, de Sylvain Wiltord à Robert Pires, dissimulés sous leur bonnet de rapeur. Bonnet assorti de lunettes noires, longs cheveux blonds et petite moustache pour Johnny Deep, mari de la star, est le héros caché de la
soirée. Il se glisse dans la loge des Coquatrix une fois éteintes toutes les lumières, une fois mille regards de jeunes filles provisoirement déçues mais prompts à se rallumer pour l'arrivée en tunique et pantalon pattes d'eph d'une Vanessa étonnamment décontractée : « On est désolé du retard, mais vous savez comment c'est, les premières. Il y a toujours des petits ennuis et tout le monde a la
trouille. En tout cas, merci d'être revenus si longtemps après. » Pas la plus grande chanteuse de la Terre, cette petite ondine qui ondule sous ses frisettes sur des rythmes très seventes. Pas non plus une bête de scène, même si, en coulisses, ses gardes du corps la protègent encore plus que
l'autre Johnny, seule star incontournable du paysage frenchie. Pourtant, sous des lumières d'étoiles et de vrais lustres d'antan, voguant au milieu d'arrangements tantôt acoustiques, tantôt tribaux, toujours harmonieux, il suffit à Vanessa la plus infime vibration pour toucher la foule. Et quand elle chante du Gainsbourg ou parle de sa fille, son soleil, sa petite merveille, elle enflamme l'Olympia.
A. M.